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Création de Jacques Castagné (D.Ronflard)

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Le jardin botanique de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort (94)

Le jardin botanique de l'école vétérinaire de Maisons-Alfort (94)Créé en 1766, au temps où les plantes constituaient la seule médecine disponible pour soigner bêtes et hommes, le jardin botanique de l'École nationale vétérinaire d'Alfort fait partie du patrimoine botanique et culturel français. Aujourd'hui poumon vert de l'école, il présente en 2 400 espèces utiles, toxiques ou médicinales, diverses facettes originales de la relation entre les plantes, l'homme et l'animal...

Il est loin le temps où chaque futur vétérinaire passait, à la belle saison, en moyenne six heures par jour au jardin botanique pour identifier, classer ou récolter les plantes ! Depuis 1766, date de sa création, le jardin botanique de l'École nationale vétérinaire d'Alfort s'est réduit comme peau de chagrin, passant de six hectares à deux mille mètres carrés, grignoté peu à peu par l'emprise des bâtiments, laboratoires et parkings. Depuis treize ans cependant, le jardin fait l'objet de nombreuses mesures de sauvetage et de rénovation sous l'impulsion de Lionel Roth, botaniste passionné rejoint entre autres par Sébastien Perrot, de l'unité pédagogique de Pharmacie-Toxicologie, et d'Etienne Bâcle, responsable du patrimoine planté de l'École.

Le jardin thérapeutique
L'espace est divisé en parcelles thématiques. La première et la plus importante, appelée labyrinthe en raison de sa disposition, est la zone des plantes médicinales. Quelques mètres carrés sont consacrés à chaque « sphère » à traiter : sphère urinaire, sphère hépatique, sphère circulatoire et cardiaque... On y trouve un grand nombre de plantes médicinales utilisées également en phytothérapie humaine. Attention danger !
La zone des plantes toxiques propose une sélection riche et intéressante de plantes dangereuses pour l'alimentation des animaux de rente. Nielle des blés, ifs, renoncules, euphorbes causent parfois des troubles mortels aux troupeaux, encore faut-il y penser et savoir les identifier ! « On apprend ici que, contrairement à une idée de plus en plus répandue, tout ce qui est naturel n'est pas anodin. La nature nous fournit largement en poisons et plantes toxiques » rappelle Sébastien Perrot. Une faible partie seulement des plantes toxiques pour les animaux de compagnie est représentée ici, puisque ce groupe est constitué surtout de plantes d'intérieur (dieffenbachia, poinsettia, ficus, datura...) Le secteur ethnobotanique, ou carré Fragonard, regroupe les plantes utilisées au Moyen Âge pour se nourrir, se vêtir ou se soigner. Qui se souvient de cet usage ancien des fougères comme litière pour les animaux, une litière aux propriétés anti-parasitaires pour peu qu'on y ait ajouté quelques poignées de tanaisie ?

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Agnès Guillaumin
Article paru dans Jardins de France avril 2009

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