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Primevères, l'augure du printemps

Primula auricula (F Pernel)Les primevères, si familières, constituent un genre aux multiples aspects botaniques, horticoles et ornementaux. Vous les rencontrez dans les fêtes des plantes, sans toujours bien apprécier leurs conditions de culture. La SNHF vous propose ce bref tour d’horizon sur l’origine des principales espèces et sur leur introduction en horticulture afin de vous permettre de les cultiver avec succès.

Les Primulaceae sont une famille regroupant Androsace, Anagallis, Cyclamen, Dodecatheon, Lysimachia, Soldanella et Primula. Ce dernier genre est essentiellement répandu dans l’hémisphère nord (Asie, Sibérie, Amérique du Nord, Europe), ainsi que dans la pointe de l’Amérique du Sud. Primula rassemble environ cinq cents espèces actuellement réparties dans trente sections.

Beautés de nos régions et d’ailleurs
En Europe, l’histoire horticole des espèces endémiques est ancienne, concernant P. auricula, P. elatior, P. veris ou P. vulgaris. Leurs descriptions botaniques remontent au XVIe siècle, mais les usages officinaux sont plus anciens (P. auricula est mentionnée par Dioscorides en 50 avant Jésus-Christ), ce qui permet d’affirmer que Primula est présente dans nos jardins depuis fort longtemps. L’attrait ornemental de ces plantes a aussi motivé les récoltes en Europe et dans le monde entier à fin d’hybridation. L’observation de la nature a suffit pour comprendre la variabilité des hybrides qui s’y trouvent. Dans les montagnes autrichiennes, les croisements naturels entre P. hirsuta et P. auricula sont un phénomène attesté depuis 1561. Le botaniste Clusius décrivit certaines plantes en 1583, dont P. clusiana et les primevères auricules. L’herbier de Gerard de 1697 mentionne P. veris, P. farinosa, et même des variétés à fleurs verdâtres et d’autres à fleurs doubles. Le travail sur la couleur de P. vulgaris, la primevère à fleur solitaire jaune pâle de l’ouest de la France, semble basé sur l’introduction, via la Turquie, d’une sous-espèce du nord de l’Iran, P. vulgaris subsp. sibthorpii à fleurs mauves, roses, pourpres ou cramoisies. Cette recherche reavec P. vulgaris subsp. heterochroma et P. juliae pour donner les nombreux coloris de blanc, rose, rouge, jaune, orange et bleu désormais disponibles. P. juliae joua un rôle horticole de premier ordre. Elle fut découverte vers 1900 par Mme Julia Ludovikovna Mlokossjewicz dans les montagnes du sud-est Caucase. On doit à cette plante les caractères de la série des primevères Julianas, à savoir une longue floraison exubérante et une disparition des feuilles en hiver. Les hydrides modernes ont hérité de ces qualités, ainsi que la série des primevères Polyanthus, lesquelles forment plusieurs fleurs sur une même hampe. Ces dernières constituent un autre axe de recherche horticole attesté depuis la fin du XVIIe siècle. Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et au début du XIXe, l’horticulture améliora la section des primevères auricules (P. x pubescens) à partir des sélections cultivées de longue date par les montagnards et de croisements avec d’autres espèces alpines. Vers la fin du XIXe siècle, furent introduites en Grande-Bretagne des primevères asiatiques telles que P. cortusoides et P. sibirica.

portrait de Frédéric Pernel (C.Secq)Frédéric Pernel
Président de la section Art des Jardins de la SNHF
Article paru dans Jardins de France Décembre 2009

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