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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

La biodiversité : une autre façon de voir le monde

Depuis que, de la  Baie de Rio, le mot «biodiversité» a envahi le monde, on sait que le vivant doit son succès – 3,8 milliards d’années d’existence, d’expérience, de développement ! – à sa diversité. Pourtant, s’il est devenu de bon ton de se gargariser chaque matin au sirop du «développement durable», force est de reconnaître que gentils oiseaux et jolies fleurs ne font guère le poids face à ce que l’on appelle les « réalités économiques ».

« L’environnement, ça commence à bien faire ! » a dit quelqu’un, élément fugace de cette vaste biodiversité. Comme si ça ne nous concernait pas avant toute chose : notre cadre de vie, nos ressources, nos origines.

C’est là que s’enracine l’économique, construction de nos sociétés, elles-mêmes expression de notre histoire de primate humain. La biodiversité telle qu’il faut la comprendre n’est pas une addition de choux, de carottes et de ratons laveurs : c’est la réalité vivante du monde. À le comprendre on perçoit celuici sous un nouveau jour : d’une façon écologique (Barbault R., 2006 ; Barbault R. et Weber, J. 2010).

La biodiversité comme vision écologique du monde
 

Il est classique de se repérer dans la profusion du vivant en commençant par identifier, décrire et classer la variété des organismes qui peuplent et ont peuplé la Terre. C’est ce que font les paléontologues et les systématiciens, botanistes ou zoologistes puis minobiologistes, depuis l’émergence des sciences de la nature, grâce au concept d’espèce et au système de classification qui en a résulté : l’arbre du vivant, sur lequel les espèces se rangent en fonction de leur proximité génétique, c’est-à-dire leurs relations de parenté.

Cette richesse en espèces résulte d’une autre diversité fondamentale quoique cachée : la variabilité génétique qu’abrite toute population animale ou végétale. Et derrière, comme mécanismes fondamentaux, le hasard et la sélection naturelle. Ce qui conduit à une troisième approche majeure de la diversité du vivant, l’approche fonctionnelle ou écologique, qui s’intéresse à la façon dont se tissent les relations entre les espèces, au fonctionnement des écosystèmes et à la diversité des fonctions qu’ils assurent et des types de réseaux trophiques qui en résultent. Lorsqu’on appréhende la diversité du vivant à travers le tissu des vies qui animent notre monde, on est conduit à dégager et à souligner quelques grandes propriétés du vivant qui changent nos manières de voir.

Michel BarbaultMichel Barbault
MnHn
Colloque scientifique jardiner autrement 2011

 

 

 

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