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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Comment favoriser l'activité des auxiliaires

auxiliaireFavoriser l’activité des auxiliaires est une des actions cohérentes à mettre en oeuvre dans une stratégie environnementale au jardin. « Stratégie » vient du grec στρατός, armée, et αγειν, conduire : “ Art de coordonner l’action de l’ensemble des forces pour conduire une guerre, gérer une crise ou préserver la paix ”, son objectif est global, à long terme. Les termes, donc les concepts, utilisés en protection des plantes sont issus du vocabulaire guerrier, mal adapté aux objectifs actuels de cette «protection», mot maintenant préféré à «lutte». La protection des plantes s’inscrit dans la démarche globale de développement durable. Ses objectifs sont de protéger nos plantes, cultivées ou non, vis-à-vis des organismes bioagresseurs, en respectant l’environnement biotique et abiotique, à un niveau de dégâts ou désagréments acceptable.


Quels sont nos moyens ?

La protection biologique intégrée, qui valorise la portée des éléments naturels de régulation des bioagresseurs en privilégiant la protection biologique, répond à nos objectifs (Rat- Morris, 2009). Robert Barbault  insiste : “ il faut agir avec la nature et pas contre elle ”. Nos auxiliaires (du latin auxilium secours, « Personne ou chose qui aide temporairement ou accessoirement ») sont principalement les animaux prédateurs et parasitoïdes, et les pollinisateurs. Les agents entomopathogènes, les organismes antagonistes d’agents phytopathogènes (bactéries, virus…) et les organismes décomposeurs (recycleurs) ne seront pas abordés ici.

La protection biologique par conservation vise à préserver les auxiliaires présents dans l’agroécosystème et à en augmenter la diversité et la quantité en aménageant l’environnement pour favoriser leur activité à notre profit. On parle alors de biodiversité fonctionnelle. Cet aménagement peut être complété par des lâchers ponctuels d’auxiliaires. En agissant sur les chaînes trophiques, nous fournirons à nos auxiliaires le gîte et le couvert.


Quelles bases scientifiques ?

Comprendre les relations entre les plantes et leur environnement peut permettre d’agir en faveur des plantes. Le fonctionnement des chaînes trophiques, les interactions entre les différents protagonistes et leur évolution dans le temps sont abordés par différentes approches scientifiques. Avec l’étude de la dynamique des populations et de la génétique des populations, l’écologie chimique fournit des clés intéressantes pour comprendre les communications entre les plantes, les bioagresseurs et leurs ennemis. En cette année de la chimie, il m’a paru intéressant de porter un regard sur la façon dont les plantes attirent ou repoussent leurs ennemis et dont les auxiliaires trouvent les plantes et les proies ou hôtes qui permettent leur développement, via une messagerie chimique.

Elizabeth Rat-Morris
Agrocampus Ouest
Colloque SNHF "jardiner autrement" 2011

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