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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 à 11 ans

Les insectes, nouveaux amis du jardinier

Dans nos jardins, les insectes ont toujours entretenu des rapports ambigus avec les jardiniers. Tantôt considérés comme nuisibles, tantôt utiles, voire sans intérêts, ces petits animaux ont néanmoins su parfaitement s’adapter à cette nouvelle niche écologique créée de toute pièce par l’homme. Cette dernière est classiquement considérée, non pas comme un écosystème, mais comme un simple lieu de production de plantes potagères et fruitières. Or, le jardin est également le royaume de ces petites bêtes que sont les insectes. De la vanesse belle-dame au bousier, de la coccinelle au carabe, du staphylin au perce-oreille, en passant par la mouche asile et l’abeille domestique, chacun joue son rôle et apporte sa contribution au jardinier.

Sphinx du liseron (Agrius convolvuli) adulte © Xavier Japiot

Parés de toutes les couleurs, adoptant toutes les formes, seuls ou organisés, du plus petit au plus redoutable, les insectes accomplissent chaque jour mille et un prodiges sous la forme de services écologiques : pollinisation des fleurs, dissémination des fruits et/ou des graines, lutte contre les insectes ravageurs, décomposition de végétaux placés en compost… Certains de ces insectes sont appréciés par les jardiniers comme auxiliaires de culture car ils contribuent au contrôle des ravageurs potentiels. Les plus renommés sont sans aucun doute les coccinelles mais de nouveaux insectes «amis» du jardinier sont à présent observés et favorisés dans nos jardins : ce sont les mouches syrphes, les chrysopes aux yeux d’or, les carabes, les guêpes apantèles ou encore les staphylins et les mantes religieuses.

La notion de lutte intégrée, et plus particulièrement celle de lutte biologique, est une conception récente. En effet, elle est née simultanément grâce à des agronomes en Californie (États-Unis d’Amérique) et en Europe vers la fi n des années 1950. Elle répond aux exigences devant le danger que représentent l’augmentation et la banalisation des traitements chimiques des cultures (pesticides généralistes et spécifi ques : arachnicides, acaricides, insecticides, aleuricides, hélicides, raticides, malherbicides...) Son fondement essentiel est l’utilisation d’un ensemble de méthodes satisfaisant aux exigences à la fois écologiques, toxicologiques et économiques, en réservant la priorité à la mise en oeuvre des éléments naturels de limitation contre les ravageurs et les maladies des plantes cultivées ; le tout en recherchant des seuils de tolérance (équilibres) et non l’éradication de ces ravageurs, «mauvaises herbes» et maladies. Cette méthode ne doit pas être interprétée comme un relâchement de l’entretien mais bien au contraire comme le fait de trouver un juste équilibre au sein de ses cultures et leur environnement immédiat. Cette conception de lutte intégrée agricole adaptée à la gestion d’espaces verts, de jardins privés, de serres de plantes, de serres à papillons (...) permet de conserver ces différents milieux artificiels en les équilibrant aussi naturellement que possible. Ainsi, les jardins ne seront plus abordés uniquement comme des jardins dépendant uniquement de l’homme mais aussi comme un écosystème en marche...

 

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Xavier Japiot
Naturaliste, DEVE Mairie de Paris
Conférences et échanges Jardiner autrement - Paris 9 février 2012

 

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