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la faune sauvage au jardin

La faune sauvage au jardin. Insecte pollinisateurLe mot biodiversité est un terme récent datant des années quatres vingt (Thomas Lovejoy, Walter G. Rosen, Edward O. Wilson) mais les études engagées en faveur de la connaissance du monde vivant sont bien plus anciennes. Les premiers travaux de classification de la vie débutèrent au cours de l'Antiquité avec ceux de Platon et d'Aristote qui ne dénombraient alors que 495 espèces animales. C'est au cours des Lumières que le recensement systématique des espèces animales commença véritablement avec le célèbre « Systema Naturae » de Carl von Linné. Il y décrit 4 400 espèces animales. Les connaissances ont depuis bien progressé et c'est maintenant près de 2 millions d'espèces, dont 1,5 million d'animaux, qui sont décrites. Il reste cependant encore beaucoup de chemin à parcourir puisque l'on estime généralement qu'il existe actuellement 13 millions d'espèces (avec un maximum estimé pouvant atteindre plus de 100 millions).

EROSION DE LA BIODIVERSITÉ ET CONSÉQUENCES

Ces travaux en faveur d'une meilleure connaissance de l'inventaire de la vie montrent également une chose : chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent de la planète ! On estime que, si le taux actuel de destruction de la biosphère par l'Homme se maintenait, la moitié de toutes les espèces en vie sur Terre seraient éteintes d'ici 100 ans. En effet, c'est le développement des activités humaines qui induit cette importante érosion de la biodiversité (au niveau génétique, spécifique et écosystémique) : destruction et fragmentation des habitats par l'urbanisation ; surexploitation des ressources naturelles par la chasse, la pêche ou l'extraction du bois etc.
Ce sont tous les rôles de la biodiversité qui en sont affectés : les cycles biologiques, climatiques, hydrologiques, la pollinisation et la production alimentaire, la réserve potentielle de médicaments, la stabilité des écosystèmes (résilience)...

Ainsi, la conservation de biodiversité n'est pas seulement un phénomène de mode, qu'il est bon d'évoquer aux cours de colloques mais bel est bien un enjeu majeur pour les générations futures.

De plus, alors que seulement 15% de la population mondiale vivait dans des villes en 1900, 65% des terriens seront citadins en 2025. Devant cette urbanisation croissante, le « besoin de nature » se fera de plus en plus ressentir et le petit jardin à l'arrière de la maison ou les espaces verts urbains pourront alors constituer des sanctuaires accueillant la faune sauvage et permettant son observation.

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Loïc Delagneau
Responsable espace animalier de la ville de Nancy

Journée à thème "Vive la biodiversité au jardin" Janvier 2009