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L'endurcissement au gel des arbres

Etude écophysiologique de l’endurcissement au gel des arbres : impacts des conditions estivales de croissance sur la résistance au gel des arbres
La sécheresse édaphique de l’été 2003 associée à des températures caniculaires a entraîné chez de nombreuses espèces d’arbres la disparition précoce du feuillage et en conséquence, une diminution des réserves glucidiques. Or, les arbres affaiblis sont susceptibles de moins bien supporter d’autres stress abiotiques dans les années qui suivent de tels événements extrêmes, en particulier leur capacité à s’endurcir au gel. Notre étude (Poirier, 2008) s’est proposée d’acquérir les références qui manquent actuellement pour évaluer pleinement les risques de dépérissement suite à de tels événements climatiques. L’étude des corrélations entre le LT50 (température à laquelle 50% des cellules du matériel végétal analysé sont lysées par le gel) et les différentes variables étudiées (teneur en sucres solubles, humidité pondérale, moyenne des températures minimales journalières sur les 15 jours qui précèdent le prélèvement) a permis de construire un modèle simple pouvant prédire le niveau de résistance au gel des rameaux d’un an pour deux variétés de noyers adultes (Juglans regia L. cultivar Franquette et un hybride Juglans nigra L. × Juglans regia L. (NG38)). Ensuite, l’étude de l’impact des conditions estivales de croissance (défoliation, stress hydrique, carence azotée,…), sur la résistance au gel des différents organes de l’arbre, en liaison avec leur statut carboné, montre que l’endurcissement au gel des organes aériens est très influencé par les différents conditionnements estivaux alors que pour la partie racinaire, toujours moins résistante au gel, l’impact des mêmes traitements est moindre. De tous les traitements testés, celui de « défoliation précoce » a eu le plus fort impact sur la perte des capacités de résister à un gel modéré pour les organes aériens. Ainsi, une forte corrélation négative entre le LT50 et la teneur en sucres solubles dans les organes aériens a été mise en évidence. Pour les organes souterrains, cette corrélation existe mais elle est plus faible. 

En 2003, les forêts françaises ont subi une période estivale présentant de très hautes températures, associée à des déficits hydriques très importants. Ce phénomène extrême et inédit a été ressenti sur une très grande partie de l’Europe centrale et occidentale et a provoqué des dégâts importants dans les forêts. Suite à cette canicule, le Département Santé des Forêts du Ministère de l’Agriculture fit le constat que « nous manquions de références pour évaluer toutes les conséquences de tels phénomènes extrêmes » (DSF, 2003). En effet, la sécheresse édaphique de l’été 2003 associée aux fortes températures caniculaires a entraîné, chez de nombreuses espèces, la disparition précoce du feuillage, et en conséquence, une diminution des réserves glucidiques des arbres. Ainsi, les arbres affaiblis sont susceptibles de moins supporter d’autres stress abiotiques dans les années post événements extrêmes, en particulier leur capacité à s’endurcir au gel.

C’est sur ce dernier point que notre étude (Poirier, 2008) s’est proposée d’acquérir les références qui manquent actuellement pour évaluer pleinement les risques de dépérissement suite à de tels événements climatiques.

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Portrait de Magalie PoirierMagalie Poirier
UMR 547, Centre INRA de Clermont-Ferrand
Colloque "Jardins, environnement et santé" 2009

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