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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 à 11 ans

Cinq ans de jardinage avec les restos du coeur

Automne 1997, le bulletin d’information du Conseil Général de la Gironde signale la création par les Restos du Cœur d’un jardin de réinsertion et indique que les Restos recherchent un bénévole, connaissant le jardinage pour prendre la responsabilité de ce jardin.

Le but des jardins du cœur

Les premiers Jardins des Restos du Cœur ont été créés dans la région nantaise en 1991. Actuellement, plus de 100 jardins sont en activité sur toute la France.

Environ la moitié bénéficie du statut officiel d’Ateliers et Chantiers d’Insertion. Donnés ou loués pour un euro symbolique par les communes ou des particuliers, ils ont une surface en moyenne d’un hectare.

Le premier et principal but est la réinsertion de personnes qui, quelles qu’en soient les raisons, ont eu une histoire qui les a conduites au plus bas de l’échelle sociale. Jeunes et moins jeunes ayant perdu tous repères pour la vie en société à travers toutes ses manifestations élémentaires : travail, loisirs, relations et système de valeurs.

Les Restos veulent par le biais  d’ateliers les employant en CDD de 6 mois  à mi-temps -  20 heures par semaine- parvenir à resocialiser ces personnes et leur donner des raisons d’entreprendre et d’espérer. L’autre mi-temps devant être affecté à une formation par un centre spécialisé vers un métier choisi.

Le deuxième but est la production de légumes essentiellement d’hiver qui seront consommés par les jardiniers eux-mêmes, mais aussi distribués par les Restos dans leurs centre distributeurs. La production d’un jardin moyen permet d’approvisionner en légumes verts une centaine de personnes pendant 90 à 100 jours.

Jeune retraité déjà investi dans une association de patients, mais disposant d’encore un peu de temps, je n’ai pas hésité et me suis présenté. Ma candidature a été retenue en même temps que celle d’un officier de marine marchande en retraite très au fait du jardinage et ayant en cela une forte expérience.

Nous étions fin 1997, mais pour des raisons liées à la difficulté de trouver un terrain, le jardin n’a pu démarrer et recevoir ses premiers «jardiniers» qu’au printemps 1999.

Un horticulteur sis dans la zone maraîchère traditionnelle entre Eysines et Blanquefort, avait mis à notre disposition un terrain sablo humifère totalement envahi par les roseaux, entouré de «jalles» (canaux) toujours en eau. Il acceptait aussi de nous alimenter en électricité pour nos besoins d’éclairage, de chauffage et de pompage. Ce terrain correspondait à nos besoins : surface, sol adapté, irrigable et surtout desservi par une ligne de bus ce qui facilitait l’accès à des personnes dépourvues de moyens de transport.

Les Restos ont signé une convention et nous avons pu nous mettre à défricher et préparer ce terrain.Il a fallu détruire la roselière uniquement par des moyens mécaniques. Merci à l’entreprise qui a réalisé ce lourd travail.

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Portrait de Daniel VeschambreJean Robert Ulrich
Bordeaux
Intervention : D Veschambre
Colloque "Jardins, environnement et santé" 2009

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