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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 à 11 ans

Diversité et paysage

Parc André Citroën Paris (C.Secq)Si la connotation visuelle et sensible associée au terme paysage est indéniable, le paysage peut également être considéré comme un objet d’étude chez les écologues (Burel et Baudry, 1999). En effet, si l’écologie a traditionnellement considéré les milieux comme des entités stables et homogènes fonctionnant de façon autonome, une vision plus dynamique s’est installée dans les années 1970. Ce mouvement a permis l’émergence d’une nouvelle discipline, l’écologie du paysage, qui ne se focalise pas sur l’écosystème tel que défini précédemment mais sur le paysage, un niveau d’organisation écologique constitué d’un ensemble d’écosystèmes en interaction. Cette discipline présente quatre particularités qui la différencie de l’écologie classique, (1) la prise en compte de l’hétérogénéité spatiale des paysages dans l’étude des processus écologiques, (2) la prise en compte de l’homme en tant que partie prenante des systèmes écologiques, (3) la prise en compte du temps et (4) des recherches à des échelles souvent pertinentes pour les aménageurs.

Le paysage de l’écologue se compose d’une juxtaposition d’éléments appelés matrice (élément dominant), tâches (fragments d’habitats présents dans la matrice) et corridors qui sont des éléments de forme linéaire entre tâches (Forman, 1995). De nombreuses sources de données (images satellitaires, photographies aériennes, relevés de terrain) permettent d’analyser les structures paysagères. La structure du paysage et son évolution dans le temps se quantifient grâce à différents indices tels sa diversité, son hétérogénéité (complexité) et sa connectivité (capacité à faciliter les flux à travers le paysage). Un des thèmes de recherche favorisés en écologie du paysage est la relation entre ces indices de structure du paysage et les processus écologiques qui s’y déroulent. Grâce aux outils et méthodes d’analyse de données spatiales, l’écologie du paysage offre aujourd’hui la perspective d’une vue plus réaliste et structurée de l’hétérogénéité spatio-temporelle des milieux et de la façon dont elle peut être perçue par les organismes. Les recherches menées sur la dynamique de la biodiversité en milieu hétérogène et dynamique en est une bonne illustration (Wiens, 1997). Parmi les modifications des structures paysagères influençant les niveaux de diversité biologique, on cite souvent d’une part la fragmentation des habitats, souvent forestiers, et d’autre part la simplification des mosaïques paysagères à la fois dans l’espace et dans le temps.

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Sandrine Petit
INRA Dijon

Colloque scientifique de la SNHF. Mai 2008