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Agapanthus 'Blue Heaven' (La plante du mois)

Jardine avec Bottine et ses amis. de 3 Ă  11 ans

Lutter contre maladies et ravageurs

Sachez identifier maladies et ravageurs 

Les ravageurs

La plupart du temps, on reconnaît plus une attaque à ses symptômes qu'aux parasites responsables, qui se cachent. Sachez les débusquer : à l'abri des intempéries sous les feuilles (pucerons et acariens), sous des boucliers ou dans des cocons (pucerons et cochenilles), sous terre, dans et entre les racines (poux, cochenilles, larves, taupins, limaces, etc.)

Les conséquences de leurs attaques ou les traces de leur présence vous mettront sur la voie.
Parmi les principaux ravageurs : les araignées rouges, les pucerons, les cochenilles, les mouches blanches, les chenilles, les limaces et escargots, les vers « fil de fer », les thrips, doryphores, nématodes des sols, etc.

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Les Maladies

On distingue les maladies cryptogamiques (champignons), bactériennes (bactéries) et virales (virus). 

Les maladies cryptogamiques

Les champignons se disséminent au gré du vent par leurs spores (organes reproducteurs). Leur développement est favorisé par les conditions de climat et de culture, notamment un excès d'humidité. Les plus courants sont les suivants: Oïdium, Mildiou, Rouille, Pourriture grise.

Faites des coupes bien nettes et protégez avec un mastic

  • Coupe franche (C.Secq)
  • Mastic cicatrisant (C.Secq)

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Le développement des champignons est favorisé par un environnement humide. En prévention, assurez une bonne ventilation autour des plantes, évitez les excès d'eau et n'arrosez pas le feuillage.
Privilégiez les variétés résistantes. Intervenez sans attendre que la maladie n'ait atteint toute la plante. Traitez préventivement avec de la bouillie bordelaise et/ou du soufre.

Les maladies bactériennes

Ces bactéries provoquent de nombreuses affections comme le chancre, le flétrissement, la gale, le feu bactérien, les pourritures molles. Les blessures des végétaux (taille, nuisibles) favorisent les infections bactériennes. En l'absence de traitement curatif efficace, la seule option consiste à couper et brûler les parties atteintes, et à désinfecter les outils de coupe à l’eau de javel ou à l’alcool.

Lorsque vous taillez de grosses branches (diamètre supérieur à 3 cm), faites des coupes nettes (lames bien aiguisées) et orientées vers le sol (pour protéger de la pluie). Protégez les zones de coupe par un mastic cicatrisant, type mastic norvégien préférable aux bombes de liquides. Seules les grosses plaies doivent être protégées.

Les maladies virales

Elles freinent sérieusement le développement de la plante et entraînent des malformations, des décolorations, des rabougrissements et des phénomènes de nanisme. Elles sont transmises par le biais des insectes et des animaux.

Comment lutter ?

1) achetez des végétaux certifiés par la législation indemnes de virus,
2) combattez les insectes piqueurs, vecteurs de maladies virales,
3) en cas d'atteinte : supprimez et brûlez les plantes atteintes sans attendre.

Pour en savoir plus sur les ravageurs et les maladies: consultez la société d’horticulture de votre région ou le site de l'Union pour la Protection des jardins, rubrique: "diagnostics et conseils" des publications dans l'onglet "Que faisons-nous?"? http://upj-asso.com

Les méthodes de lutte préventives

L'infestation la plus facile à traiter est celle qu'on a évitée ! On appelle "lutte préventive"  les méthodes qui permettent de limiter les conditions favorables aux maladies et aux nuisibles. 


? La rotation des cultures au potager

Faire se succéder la même famille de plantes successivement au même endroit appauvrit le sol et augmente les risques d'infestation. Pour éviter cela, on pratique au potager une rotation des cultures, c'est-à-dire une alternance de différentes cultures sur une même parcelle. L'avantage de cette méthode est de prévenir parasites et maladies, et de préserver la qualité du sol.

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? Eliminer les organes et  plantes infestées pour  limiter la prolifération.
? Les plantes répulsives et les plantes pièges
Quelques plantes (œillets d’inde, genêts…) ont le pouvoir d'éloigner certains organismes nuisibles. N'hésitez pas à les installer. A l’inverse, d’autres plantes attirent tellement les ravageurs qu’ils en oublient les cultures. On les appelle les « plantes pièges » (les capucines attirent les pucerons par exemple).
? Le compagnonnage de plantes "amies"
Certaines associations de plantes ont des effets bénéfiques, en se protégeant mutuellement. Citons par exemple : tomates et oignons, haricots et radis.

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? Les protections physiques contre les ravageurs
Certaines protections sont efficaces pour lutter contre les oiseaux, les limaces et escargots, les insectes volants et les insectes rampants.

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? Les préparations naturelles à base d’extraits végétaux

À propos des préparations naturelles :

Il s'agit de préparations, le plus souvent à partir de plantes, qui ont un effet protecteur, soit parce qu'elles renforcent les défenses des plantes, soit par leur effet répulsif. Les principales préparations naturelles utilisent des décoctions ou solutions utilisant les plantes suivantes : Ortie (Urtica), Prêle (Equisetum, Fougère (diverses), Consoude (Symphytum), Capucine (Tropaeolum), Artémise (Artemisia) etc. (liste non limitative) .

Les vertus des préparations naturelles pour la protection des cultures ont récemment fait l'objet de débats passionnés. Rappelons les faits :

En France, tous produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques (destinés à soigner les plantes) quelle que soit leur nature, doivent faire l’objet d’une évaluation des risques et de leur efficacité, qui conduit à la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché. Cette procédure a pour but de protéger le consommateur en lui apportant une garantie et des informations fiables sur :

•la composition du produit et sa concentration

•son efficacité pour les effets revendiqués

•les doses et modalités d'usage

•son innocuité pour la santé humaine.

Les préparations naturelles ne faisant pas l'objet d'une homologation, leur commercialisation et recommandation comme produits de traitement n’est donc pas possible (loi d’orientation agricole du 5 janvier 2006).

Qu'en est-il en pratique ?

• les jardiniers amateurs peuvent préparer et utiliser du purin d’orties ou autres préparations naturelles pour leur propre usage

• Ces préparations peuvent également être achetées dans le commerce, à condition ne n'afficher aucune propriété phytosanitaire ou agronomique.

• la réglementation n'est pas claire sur la légalité de conseiller l’utilisation et/ou de donner la recette de préparations naturelles à des tiers. Nous sommes dans l’attente du décret ministériel qui fera le point définitif sur cette question.

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La lutte curative : les principes de la lutte raisonnée

La lutte raisonnée consiste à privilégier la prévention et l'observation, et à accepter un certain niveau d'infestation avant de traiter. Il ne s'agit pas de proscrire toute lutte chimique, mais de l'utiliser en dernier recours. Principe à retenir : PRÉVENIR plutôt que GUÉRIR.

• La lutte biologique
Elle consiste à introduire dans les cultures les ennemis naturels des ravageurs, appelés "auxiliaires biologiques", bactéries, insectes, acariens ou nématodes. Ils agissent en dévorant le ravageur ou en le parasitant à son tour.

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• Les produits naturels de protection des cultures
Il s'agit de produits d'origine naturelle qui ont un effet préventif ou curatif contre certains nuisibles.

Contre les ravageurs : vous pouvez utiliser le pyrèthre : insecticide végétal efficace contre altises, doryphores, pucerons ou le savon noir contre les pucerons, les cochenilles, les mouches blanches. La tanaisie, utilisée en décoction, agit contre les mouches blanches et les pucerons.

Contre les maladies : La bouillie bordelaise est efficace dans la lutte contre les maladies cryptogamiques et bactériennes et le soufre est utilisé dans la lutte préventive et directe contre l’oïdium.

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